Sélection d’informations organisées par date
De 1500 jusqu’à 1980.
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1500
Avant l’arrivée des Européens
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Pour la période avant l’arrivée des Européens sur le territoire du Québec, nous n’avons pas de texte de qui relate les pratiques et les croyances des peuples autochthones sur le genre et la sexualité. Ailleurs en Amérique du nord, plusieurs premières nations avaient des genres autres que le système binaire des arrivants, ce qui était interprété par ces derniers comme des cas de déviance sexuelle plutôt que d’une vision différente des genres et des sexualités. Jusqu’à l’émergence de l’identité « bispirituelle » vers 1990, il n’y aura pas beaucoup de mentions des peuples originaires dans les écrits sur le genre ou la sexualité.
Les sources donnent quelques exemples des textes anciens et modernes; il existe une vaste littérature anthropologique et autres sur les « berdaches », nom donné aux bispirituels par les explorateurs français mais rejeté aujourd’hui suite à la création du nouveau terme qui englobe tous les noms dans les langues autochthones pour les genres non binaires. Il est surtout important de se souvenir que les catégories faisaient référence au genre et non pas aux préférences sexuelles.
Les sources donnent quelques exemples des textes anciens et modernes; il existe une vaste littérature anthropologique et autres sur les « berdaches », nom donné aux bispirituels par les explorateurs français mais rejeté aujourd’hui suite à la création du nouveau terme qui englobe tous les noms dans les langues autochthones pour les genres non binaires. Il est surtout important de se souvenir que les catégories faisaient référence au genre et non pas aux préférences sexuelles.
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1541-04
Un homophobe accompagne Jacques Cartier
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Pierre de Plessie, sieur de Savonnières, de Liancourt et de Rouvray est condamné par le roi à accompagner Jacques Cartier. En 1538, Savonnières lance une accusation de sodomie contre son cousin germain, Gaucher de Dinterville, Sieur d’Echenay, chambellan du Roi. Ce dernier est ordonné par François I lui-même de défendre son honneur les armes à la main. « Le jour convenu, Savonnières se trouve seul «au chasteau du Louvre, lieu dressé pour combattre». Il fait alors traîner les armes de son adversaire défaillant jusqu’au cimetière Saint-Jean, où le bourreau les pend en signe de déshonneur. »
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1648-09
La punition d’un tambour de l’armée
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Un tambour de l’armée de nom inconnu est condamné à mort pour un crime contre nature par le gouvernement de Maisonneuve à Montréal. Les Jésuites interviennent en sa faveur. Amené à Québec, le condamné se fait offrir le poste de bourreau de la colonie. Il accepte afin de ne pas être envoyer aux galères, devenant ainsi le premier bourreau de la Nouvelle-France.
Le père Jérôme Lalemant écrit: « Enuiron ce temps fut amené de Montréal un tambour Conuictus crimine pessimo, a la mort duquel s’opposèrent nos Pères qui estoient à Montréal sed occulte; il fut donc renuoyé icy [et] mis dans la prison; on luy proposa pour se sauuer au moins des galères d’accepter l’office d’exécuteur de Iustice. Il l’accepta mais on mit son procès auparauant en estat, [et] puis en luy commua la sentence. »
Le père Jérôme Lalemant écrit: « Enuiron ce temps fut amené de Montréal un tambour Conuictus crimine pessimo, a la mort duquel s’opposèrent nos Pères qui estoient à Montréal sed occulte; il fut donc renuoyé icy [et] mis dans la prison; on luy proposa pour se sauuer au moins des galères d’accepter l’office d’exécuteur de Iustice. Il l’accepta mais on mit son procès auparauant en estat, [et] puis en luy commua la sentence. »
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1677-11-28
Contrat entre deux hommes
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Nicolas Boinaut et Charles Cormier de la Carmelerie (dit le Boulonnais), deux Montréalais, signent une entente légale partageant leurs biens.
GZ
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1684-04-24
Le testament d’un coureur de bois
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Charles Cormier part pour le pays des Illinois et rédige un testament en faveur de Jean Prévost (BANQ, greffe Claude Maugue). Cormier fait la navette entre Montréal et les postes de traite pour les marchands de fourrures (BANQ, greffe Antoine Adhemar).
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1691-08-20
Un cas de sodomie à Montréal
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Des accusations de sodomie sont portées contre un officier et deux soldats à Montréal, le lieutenant Nicolas Dancy dit St. Michel d’une compagnie de détachement de la Marine et deux soldats du même détachement, Jean Forgeron dit La Rose et Jean Filio dit Dubois. St. Michel est condamné à payer une amende de 200 livres et se fait bannir du pays sur peine de mort. La Rose et Dubois sont réprimandés et condamnés à servir le roi pendant deux ou trois ans sans congé.
GZ
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1696
Habillée comme un garçon, une fille de l’ile d’Orléans sème l’émoi à Québec
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Anne Émond, 16 ans, emprunte des vêtements de son frère et se dirige vers la ville de Québec où elle essaie d’empêcher le gouverneur Frontenac de partir en guerre contre les Iroquois afin d’empêcher son amant d’être enrolé comme soldat. Après avoir semer l’émoi dans la foule, elle est arrêté et « fustigée de verges à tous les carrefours de la capitale ».
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1711
Lafitau et les berdaches
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Joseph François Lafitau décrit les « amitiés particulières » chez les Amérindiens, en les comparant aux relations dans la Grèce antique.
G2Z
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1732
Montréal: Petit Babylone
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L’abbé François Belmont décrit la prostitution à Montréal, un «petit Babylone».
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1738
Un marin arrivé à Québec est reconnu comme étant une Juive
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Un marin du nom de Jacques Lafargue et dont l’identité comme Esther Brandeau a été découverte par hasard comparaît devant un juge à Québec. Comme elle refuse de se convertir au Christianisme, elle se fait renvoyée en France.
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1776-08
Pièce de théâtre Jonathas et David ou Le Triomphe de l’amitié, tragédie en trois actes
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Pièce à connotation plutôt homoérotique publiée à Montréal par Fleury Mesplet et jouée par les élèves du Collège de Montréal.
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1857
Dr James Barry, inspecteur-général des hôpitaux militaires à Montréal de 1857 à 1859
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Habillée en homme depuis l’âge de 10 ans, ce médecin a monté très haut dans l’armée britannique et son sexe physique n’a été découvert qu’après sa mort.
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1869
Le code pénal canadien
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Le Canada adopte son Code criminel calqué sur les lois britanniques.
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1869-06
Arrestations et violences contre homosexuels à Montréal
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Trois articles publiés en quelques semaines témoignent de la vie clandestine dans le Vieux-Montréal à cette époque. L’histoire de Moïse Tellier (1869-06-08) révèle la présence d’un commerce qui sert de lieu de rencontre et d’activité homosexuelles, un des premiers lieux intérieurs de ce type connus en Amérique du nord.
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1876-07
Création du Montreal Swimming Club sur l’Île Ste-Hélène
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Ce club était destiné à permettre un accès au fleuve pour les nâgeurs de tous les âges, mais exlcut rapidement les femmes. Il joue un rôle important dans le développement de la natation compétitive au Canada. Il a sans doute toujours attiré des hommes intéressés par les autres hommes jusqu’à la fermeture pour faire place à la Ronde lors de l’Expo 67.
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1882-05-14
Wilde à Montréal
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Oscar Wilde descend à l’Hôtel Windsor lors de son passage à Montréal. Il donne deux conférences à la Queen’s Hall (les 15 et 20 mai) sur les arts décoratifs et visite le poète Louis Fréchette. Il se rend également à Ottawa (16-17 mai) et à Québec (18-19 mai) où il donne une conférence à la Music Hall. Sa tournée canadienne l’amène ensuite dans d’autres villes de l’Ontario et des Maritimes.
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18
1886
Délit d’agression masculine
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Délit d’agression masculine sur un autre homme ajouté au code criminel canadien.
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19
1886-06-30
L’Association nocturne : la drague et une arrestation au Champs de mars
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Un article dans la Presse donne des indices claires de l’existence d’une communauté queer à Montréal avec ses propres lieux de rencontre, modes vestimentaires et façons de parler. L’arrestation de Clovis Villeneuve représente le premier cas documenté de la tactique de la prise au piège avec un policier en civil qui attire sa victime dans son filet.
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1886-07-29
Homme-femme arrêté à Montréal
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Albert Arless, commis 16 ans demeurant au 45 rue St-Constant, s’est fait arrêté sur la rue des Jurés près de St-Alexandre habillé dans une robe blanche élégante, un chapeau en satin, une chaine en nacre de perles et des chaussures à talon haut. Il a été condamné à une amende de 5$ ou un mois de prison sur une charge non spécifiée par la cour du Recorder. Il dit s’être engagé dans cette aventure suite à un pari entre amis.
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21
1890
Délit de grossière indécence
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Délit de grossière indécence ajouté au Code criminel canadien.
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1892-04-19
Le Club de manche de ligne de St-Jean
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Arrestations à St-Jean-sur-Richelieu.
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1895-04-20
Le procès d’Oscar Wilde
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A l’occasion de la condamnation d’Oscar Wilde pour grossière indécence à Londres, Louis Fréchette publie des commentaires négatifs sur le dramaturge.
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1899-07-20
Charivari à St-Joseph-du-lac
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Vingt personnes armées, faces barbouillées, se rendent chez Noël Guitard, cultivateur, 57 ans, de St-Joseph-du-Lac. Son employé, Napoléon Pilon, habite la maison. On demande à Guitard de « changer de vie ». Pilon se sauve, Guitard fait feu sur les « assiégeants » et tue Xavier Lamoureux. Guitard est exonéré par la cour. (Séguin 1972) Les rapports de journal indique que Guitard habitait en fait avec sa nièce, ayant forcer sa deuxième femme à partir, ce qui a provoqué la colère des voisins. Séguin affirme qu’il s’agit de la dernière fois où l’on observe la coutume du charivari au Québec, mais un article de journal du mois suivant le contredit.
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1899-08-11
Instituteur coupable de grosssière indécence
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Instituteur coupable de grosssière indécence pour avoir fait des attouchements à un jeune dans un champ.
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